Autoconsommation solaire

La production est réalisée à l’aide de modules photovoltaïques dont la technologie est fiable et durable. Vous restez raccordé au réseau, et, dans tous les cas vous ne manquerez jamais d’électricité mais vous en acheterez moins !

Une opération d’autoconsommation individuelle est le fait pour un producteur, dit autoproducteur, de consommer lui-même et sur un même site tout ou partie de l’électricité produite par son installation. La part de l’électricité produite qui est consommée l’est soit instantanément, soit après une période de stockage. (Article L315-1 du Code de l’Energie – Arrêté du 09/05/2017).

L’excédent éventuel injecté sur le réseau de distribution peut être revendu à un tiers, par exemple à un agrégateur ou à un « acheteur obligé » dans le cadre de l’obligation d’achat, lorsque ce dispositif (en disparition) le permet.

Dans tous les cas, il s’agit de consommer sur place tout ou partie de l’énergie produite par un générateur installé à proximité du bâtiment concerné.

Le cadre réglementaire accorde une grande liberté d’implantation des modules dédiés à l’autoconsommation.

Une autoconsommation collective peut être envisagée : elle permet le partage des surplus de production entre plusieurs consommateurs, à l’échelle locale.

La spécificité de SMARTWALL est de proposer une solution en façade, dont la production, à la verticale, est maximisée l’hiver (de l’ordre de 20%), période à laquelle les besoins en énergie sont les plus importants et les plus coûteux.

Guide pour la réalisation de projets photovoltaïques en autoconsommation, Ademe 2017).

La production solaire est par nature variable (cycles jour/nuit, été/hiver). La figure ci-dessus illustre le profil de consommation d’un bâtiment tertiaire (bleu) avec un profil de production (jaune), au cours d’une semaine. La quasi-totalité de la production est autoconsommée (rouge).

Intérêts de l'autoconsommation en façade

L’intérêt de réaliser une installation photovoltaïque en autoconsommation en façade est multiple :

 

  • Réduction et sécurisation de la facture énergétique : Au-delà du coût moindre de l’énergie solaire, elle présente l’avantage d’un coût stable sur les  ans de durée de vie de l’installation et des produits. Par exemple, dans le cas d’un petit bâtiment tertiaire situé dans le sud de la France, on produira une électricité 20 à 30% moins chere que l’électricité réseau durant la période de remboursement du prêt, puis quasiment gratuite après. Selon les disponibilités de surfaces (en façade, en toitures) et sans stockage, c’est entre 20 et 60% de l’électricité nécessaire (selon les besoins) qui pourra être produite. En effet, toute la production solaire conservera un coût fixe durant la vie des installations, celui correspondant à l’amortissement et à l’entretien du générateur. On s’affranchit de l’augmentation inévitable des prix de l’électricité (régulièrement entre 1.5 et 3% par an).
  • Réduction de l’impact environnemental : les installations photovoltaïques n’émettent pas de gaz à effet de serre. La fabrication du générateur photovoltaïque génère néanmoins des émissions (évaluées en kg CO2 équivalent par kWc installé). Ces émissions à la fabrication sont compensées en moins de 2-3 ans de production.
  • Dimension architecturale de la façade : les surfaces de modules peuvent présenter différentes teintes ou trames qui apportent une dynamique et une identité particulière à la structure bâtie (ou en rénovation). Un tel bâtiment participe fortement à son image et aux messages transmis. Son rôle exemplaire ou initiateur, à l’échelle locale peut ainsi être clairement affirmé et démontré.

Exemple pour une installation photovoltaïque en façade de 5 kWc, et un abonnement réseau de 15 kVA.

Etat des lieux règlementaire

Entre 2016 et 2017, plusieurs nouveautés réglementaires ont été introduites par les pouvoirs publics afin d’encadrer la notion d’autoconsommation et de faciliter le développement grâce à des aides financières (Ordonnance n° 2016-1019 du 27 juillet 2016 relative à l’autoconsommation d’électricité ; LOI n° 2017-227 du 24 février 2017 ; arrêté du 9 mai 2017 publié au JO no. 109 du 10/5/2017).

A ce jour, le cadre réglementaire :

  • Définit dans le droit la notion d’autoconsommation individuelle et collective
  • Autorise l’injection gratuite du surplus d’électricité non consommé pour les petites installations PV résidentielles en autoconsommation (< 3 kWc), afin de simplifier le raccordement pour les installations ayant un faible surplus.
  • Exonère, toute installation PV en autoconsommation de puissance < 1 MW, du paiement de taxes comme la CSPE et la TCFE sur les kWh autoconsommés.
  • Offre une prime à l’investissement pour les installations inférieures à 100 kWc en autoconsommation et un tarif d’achat pour le surplus réinjecté sur le réseau volontairement plus faible que l’économie de facture générée par l’autoconsommation, ce qui incite à maximiser le taux d’autoconsommation.
  • Annonce la mise en place mi-2018 d’un tarif réseau spécifique pour toute installation PV en autoconsommation de puissance inférieure à 100 kW, afin de prendre en compte les moindres coûts de réseaux permis par une distribution plus locale de l’électricité.

 

 

CSPE : Contribution au Service Public de l’Electricité, il s’agit d’un prélèvement destiné à dédommager les opérateurs des surcoûts engendrés par les obligations qui leur sont imposés par la loi sur le service public de l’électricité.

TCFE : Taxe sur la Consommation Finale d’Electricité, il s’agit d’une taxe locale à destination des collectivités communale et départementale.

A noter qu’à partir du 1er janvier 2017, toute nouvelle installation PV est équipée automatiquement du compteur Linky, qui permet, avec un seul compteur, de compter l’énergie consommée et injectée, ce qui induit environ 600€TTC d’économies supplémentaires sur les frais de raccordement.